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Il existe un préjugé linguistique largement répandu selon lequel le français parlé comme langue maternelle par diverses populations noires comporterait des particularités morphologiques et syntaxiques incompatibles avec les tendances d'évolution naturelles du français des Blancs. De telles particularités seraient le résultat d'une "créolisation" et attribuables en dernier lieu à des sources linguistiques négro-congolaises. Or, l'hypothèse d'une contribution négro-congolaise à la formation de variétés créolisées de français n'est pas vérifiable. Plus spécifiquement, il n'existe aucune particularité morphologique ou syntaxique "créole", identifiable comme étant d'origine négro-congolaise, qui soit incompatible avec l'évolution du VSO typique de l'ensemble des langues romanes. De plus, il …
Dans la formation historique du lexique du créole haïtien (CH), se déterminant français, dans nombre de cas, s'est agglutiné au substantif : 1) dans le cas de noms à initiale consonnantique, ex.: [lakòt] "côte"; la forme réduite de l'ancienne liaison en initiale plurielle pour certains noms à initiale vocalique, ex.: [legliz] "église", [efò] "effort". Ce phénomène existe dans tous les créoles français autant dans ceux des Antilles que de l'Océan Indien, mais à des degrés divers. Taylor (1961) avait déjà tenté d'en fournir une explication à partir du créole de la Dominique. Cette communication aura donc pour but d'analyser la …
Sandfeld (1928) dans sa Syntaxe du français contemporain avait déjà tenté d'établir la liste des contraintes linguistiques sur la reprise du SN sujet par un pronom clitique dans des cas d'alternances du type: (a) Pierre mange, (b) Pierre, (il) mange. Par la suite, plusieurs auteurs ont noté cette alternance dans des dialectes de français populaire (parmi ceux-ci: Y.-Ch. Morin (1979, ACL: Saskatoon)), sans toutefois fournir davantage d'explications à ce phénomène. Il nous semble donc utile, dans le cadre des débats actuels sur les clitiques en français, et de plus, dans le cadre des hypothèses sur les règles d'inversion du sujet …
Il s'agit de faire un examen de certaines constantes dans l'utilisation du i-écho dans les parlers gallo-romans d'outre-mer. Certains phénomènes stables des créoles de l'Océan Indien sont identifiés comme étant un cas de convergence, dans un processus de créolisation, de tendances latentes du modèle importé et du modèle pré-existant.
Dans cette communication, je présenterai d'abord une analyse de /tut/ dans les constructions clivées en F0. J'examinerai ensuite certaines contraintes sur /tut/ concernant les phrases à deux X (l'un sujet, l'autre objet) où tous les deux peuvent être candidats pour la source de /tut/, ex: "Les enfants ont /tut/ mangé les bonbons". Ces contraintes dépendent, entre autres, de la nature des déterminants de ces SN, de la forme de surface de tout. Enfin, je verrai comment l'opération de clivage permet de lever les cas d'ambiguïtés pour déterminer la source de /tut/.