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« Derrière la clameur de la victime, se trouve une souffrance qui crie moins vengeance que récit» écrit Paul Ricœur. C’est dans ces lignes que j’inscrirai mon propos afin de mettre en perspective ce qui me paraît être au cœur du processus post-génocidaire : la tension entre reconnaissance et mépris. Et si l’on attribue à la procédure pénale internationale la tâche de la reconnaissance, c’est-à-dire celle de « faire entendre les voix des victimes et les pérenniser dans l’histoire », cela suppose encore que le récit puisse être dit et entendu. Or, à l’impossible mise en mots qui sonne comme …