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Michaux parle de la drogue — qu’il expérimente durant une dizaine d’années et dont il tire quatre livres — comme de « l’expérience du terrible décentrage » (1961, p. 177). En effet, dans la drogue, le sujet perd ses repères, son unité : il se morcelle, se disloque. Cette désunion trouve écho dans la mise en mots de l’expérience. Dans l’écrit, le sujet éclate; il n’est plus un, mais trois : le sujet de l’expérience (le sujet-drogué), le sujet-écrivant — qui écrit (sur) le sujet de l’expérience — et le sujet du texte, reflet ou image du sujet-drogué mis en …