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L’air du temps amène les professions à caractère scientifique à solliciter, bon gré mal gré, l’apport de l’histoire et de la sociologie des sciences, que ce soit pour offrir des « contenus de formation » ou servir de partenaires dans la recherche ou l’élaboration de politiques. La portée critique de notre travail n’est pas toujours bien accueillie pour autant et il est ardu de faire entendre le message désiré. C’est d’autant plus vrai qu’il nous revient généralement de « montrer notre pertinence » et de nous mouler à l’idée que les professions scientifiques se font de ce qui est pertinent.Je …
Une solution à la surmédicalisation des difficultés scolaires serait l’adoption de politiques « non-catégorielles », c’est-à-dire de politiques qui ne subordonnent pas l’octroi de services à l’obtention d’un diagnostic. Le cas du Québec depuis vingt ans suggère toutefois qu’un gouvernement peut adopter une politique officielle non-catégorielle tout en continuant d’alimenter sur le terrain des pratiques centrées sur le diagnostic. Plus encore : le ministère de l’Éducation du Québec tend, depuis 1999, à utiliser l’existence d’une politique en principe non-catégorielle pour se décharger de ses responsabilités lorsque les débats s’amplifient au sujet du surdiagnostic. Il est important de comprendre cette dynamique, …
Au Québec, les débats sur le rôle de l'expertise et la figure politique de l'expert parsèment la décennie 1965-1975. On peut suivre le fil d'une réelle généalogie des idées à ce sujet, qui relie les travaux du BAEQ (1963-1966), la commission Castonguay sur la santé et le bien-être social (1966-1972) et les discussions qui entourent la refonte des corps professionnels entre 1971 et 1974. Par-delà la révision des lois professionnelles, cette dernière réforme devait renouveler les rapports entre l'expert et le public, dans une optique qui doit beaucoup aux débats sur la participation tenus dans les domaines de la santé …