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En contexte de migration, le sujet mobile assimile souvent la culture du pays d'accueil par le biais de sa cuisine. Prenant pour assises quatre textes de Ying Chen (écrivaine canadienne d'origine chinoise) et de Linde Lê (écrivaine française d'origine vietnamienne), je ferai valoir que l'acculturation culturelle vécue par le migrant peut être représentée sur le terrain littéraire par le biais d'une métaphore anthropophagique. Claude Levi-Strauss écrivait, dans son article « Siamo tutti cannibali » (Nous sommes tous des cannibales) : « Après tout, le moyen le plus simple d'identifier autrui à soi-même, c'est encore de le manger. » (La Repubblica, …
Depuis le milieu des années 1990, une génération d'auteurs québécois originaires de la Chine, de la Corée, du Japon ou du Viêt Nam – ainsi Ying Chen, Ook Chung, Aki Shimazaki et Kim Thúy – donne à voir des représentations littéraires de l'Asie de l'Est qui sont travaillées par des fantasmes et des contre-fantasmes orientalistes. (Edward Saïd, 1978; Gilles Dupuis, 2005). Jean-Pierre Hassoun et Anne Paulin (1995) affirment qu'en situation de migration, les sujets nostalgiques développent parfois un « exotisme des origines » qui s'articule autour de la nourriture. Fulvio Caccia déclare à cet égard : « L'ethnicité devient catégorie …