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Partant de la conception bergsonienne de la perception qui, relativement à l'image du corps dans la phénoménologie quotidienne, induit une interrelation entre "chose" et "représentation", est proposée l'étude du corps de l'image au cinéma. Ce terme "corps-image" implique, dans la perspective qui m'occupe, l'examen du dispositif filmique. D'où l'on peut dire, en effet, que c'est le dispositif lui-même qui fait corps au cinéma, d'où l'on peut dire aussi qu'il fait différemment corps lorsqu'il s'agit de rendre compte des choses du monde (c'est la problématique du documentaire qui est mise en jeu) et des choses de l'âme (c'est la problématique de …
Je me propose d'examiner ici ces deux termes ou, mieux, ces deux moments privilégiés : le saisissement et, pour employer le terme de Ricœur, la régurgitation du temps de la quotidienneté ou de la réalité dans la scripturalité filmique. Or, il faut bien voir que ces deux termes se présupposent et que la compréhension du récit filmique est non seulement conditionnelle à une constante tension entre le récit et l'irréel, mais aussi que son écriture est elle-même fonction du saisissement photographique, du montage, du défilement, de sa conjugaison ou, donc, de la régurgitation normale d'instants de mondes qui matérialisent le …
Nous cherchons à éclairer le fait que les silences sonore et écranique sont des outils de la signification et qu'ils sont structurels dans l'ordre de l'énoncé filmique. Nous cherchons aussi à démontrer qu'en écrivant le paradoxe de la présence-absence, le silence et le vide écraniques, poursuivis dans la continuité filmique, nous informent à vérifier l'état des présences et des pensées qui organisent des pans de réalité sous la faisceau de la fiction. Nous aborderons donc trois paramètres de réflexion: essai, la cinématique et de la présence; les silences sonore et écranique, moments de la signification (de la sémantique et la …