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Il existe deux variétés distinctes de langues signées (LS) au Québec: (1) celle des Sourds de la communauté francophone (LSQ); (2) celle des Sourds de la communauté anglophone, généralement reconnue identique à celle utilisée aux États-Unis (ASL). En Ontario, la LS de la communauté anglophone est également définie en référence au pays voisin, et plus étonnant encore la LS de la communauté francophone en référence à la province voisine, mais n'a pas plus à pour le Québec que pour l'Ontario. D'études systématiques n'ayant confirmé ou infirmé ces "relations". Existe-t-il des raisons historiques, sociologiques, idéologiques ou linguistiques qui pourraient servir de …
Jusqu'à présent, la linguistique ne s'est intéressée, presque exclusivement, qu'aux productions verbales (spontanées ou idéales). Si une langue signée (l.s.) n'est pas un simple "substitut" codifié non verbal d'une langue orale (l.o.), mais une langue naturelle, gestuelle et visuelle de phonatoire, on a alors une occasion que la linguistique de se "repenser" hors de l'écrit qu'on a toujours évité de traiter NON VERBAL. Ce qui rend aujourd'hui grandement les l.s. aux l.s., c'est que, étant donné que tous les éléments d'une communication sont non verbaux, il est important de savoir si ces éléments non verbaux appartiennent au système linguistique ou …
L'examen de divers types de compléments phrastiques (compléments de verbes de perception, causatives, relatives) suggère que les tests notamment de Bickerton 1981 (effacement et extraction du sujet) pour le créole anglais de Guyana, de Koopman 1985 (extraction-wh et distribution des anaphores), et accessoirement de Vinet 1986 (causatives) pour le créole français d'Haïti ne sont pas valides pour distinguer les phrases à temps fini des phrases infinitivales du créole haïtien. Il est par ailleurs montré que le recours à la structure phonologique de surface (syllabification et prosodie) permet avec une grande simplicité et de manière décisive d'opposer les compléments phrastiques finis …
La syntaxe du verbe du créole blanc de la Réunion ne s'explique que si on suppose que la rare structure interne de INFL en français populaire a varié depuis la fin de la période de l'ancien français entre deux types de stratégies discursives, soit le type hérité de l'ancien français (1) AGR (NEG) (CLO) (AUX) [±TENSE] (ADV) V et le type "périphrastique" motivé par la pression de la régularisation des paradigmes (2) AGR (NEG) [±TENSE] (MOD) (ADV) (ASP) (CLO) et que le réunionnais ait systématisé la deuxième des alternatives. Comme les structures de INFL en créole réunionnais et en créole …
PU en créole haïtien peut remplir divers rôles: préposition, modal, complémenteur. Chacun de ces rôles fait appel à une distribution et à des propriétés sémantiques particulières. La présente étude rejette dans un large mesure l'analyse de Koopman et Lefebvre (1981-1982) de cette particule, analyse jugée superficielle et inexacte à plusieurs égards tant du point de vue des données examinées que du traitement proposé, et montre notamment que l'une des conclusions majeures des auteurs, à savoir que le PU modal a donné naissance au complémenteur PU, est contrairement à ce qui est avancé sans le moindre fondement historique. Nous discuterons également …
Le créole Haïtien est une langue qui représente un système verbal sans flexion. Il existe cependant des indices qui permettent de distinguer les phrases tensées des phrases infinitivales. On sait très bien par exemple que les formes tensées sont le plus souvent accompagnées de particules qui marquent le temps, le mode ou l'aspect (te, ap, pu, etc.). Si l'on suppose une symétrie entre les phrases tensées et non tensées où la structure abstraite serait représentée telle qu'en (2), l'absence de sujet lexical et de particules verbales devrait nous permettre d'identifier plus facilement certaines phrases infinitivales dont le sujet est une …
Dans une publication récente (1982), Baker et Corne supposent l'existence d'un "Décalage structurel" qui isolerait typologiquement et génétiquement le créole blanc de la Réunion des variétés du créole parlées par les populations d'origine africaine. La morphologie du réunionnais serait basée sur une catégorisation rigide typiquement indo-européenne des lexèmes en parties du discours tandis que celles des autres créoles caractérisent sur un pied d'égalité des sémantiques typiquement "afro-français" sans classes syntaxiques bien définies. En fait, la supposition de Baker et Corne n'est appuyée par aucun élément de preuve sérieuse et semble tout ignorer de la recherche qui se fait, depuis Bopp …
Il existe dans la grammaire du québécois spontané plusieurs subordonnants complexes qui entrent dans le paradigme assez vaste et mal défini de l'hypothèse, la condition, l'implication: tout d'un coup que, des fois que, disons que, mettons que, d'abord que, si jamais... Dans les langues naturelles les trois concepts sont rarement séparés d'une manière claire. Nous tentons cependant, dans un premier temps, de bien les distinguer et, par la suite, de les définir sur une base formelle qui exploitera la logique. Certains subordonnants peuvent véhiculer les trois concepts (si jamais), d'autres deux (tout d'un coup), d'autres un seul (si au moins). …