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Pour le meilleur et pour le pire,les gens vivent ensemble. La question contemporaine est celle de la subjectivité opératoire de cette situation. On sait qu'aujourd'hui, entre 25 et 30% des émeutes dans le monde sont des émeutes contre le voisin, l'autre proche. Les « communal riots » indiennes semblent faire école et le phénomène est sans doute plus grave que la « fear of little number » d'Arjun Appadurai. Les modes de gouvernement nationaux générés par la mondialisation alimentent cet éclatement. Les Gouvernements cherchent moins aujourd'hui à rassembler le peuple national dans sa diversité qu'à construire leur légitimité dans l'institutionnalisation …
L'usage des réseaux numériques et des Tic dans les mobilisations contemporaines est d'abord alimenté par la production et le partage d'images. Photos, vidéos attestent la force de la mobilisation et de la présence de l'auteur mieux que tout discours. Elles sont plus qu'un témoignage : elles sont une forme d'écriture visuelle conversationnelle en lieu et place d'énoncés politiques dévalorisés. Dans ce contexte la création picturale, notamment dans les lieux publics, trouve naturellement sa place dans cette nouvelle grammaire subjective. En retour, le répertoire des mobilisations intègrent cette nouvelle dimension des récits collectifs et cette nécessité de performances visuelles transmissibles.