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Durant l’été de 1936, Jacques Rousseau trouvait sur les rivages du Saint-Laurent, à Saint-Fabien, des pois de mer parasités par un Urophlyctis produisant des galles dans la région du collet. Ces tumeurs peuvent atteindre jusqu’à trois pouces de diamètre. Cet organisme se développe comme l’U. Alfalfae qui parasite la luzerne et en diffère par le nombre des suçoirs que portent les spores de repos. De 9 à 15 haustoriums sur les spores de l’U. Alfalfae, ce nombre varie de 6 à 11 chez le parasite du Lathyrus, le nombre 7 se rencontrant le plus fréquemment. La maladie paraît peu répandue …
Depuis quelques années, on a observé, sur les noyers amers, des tumeurs verruqueuses, assez volumineuses, parfois si rapprochées les unes des autres qu’elles forment une espèce de manchon autour du tronc ou des branches. L’examen microscopique révèle la présence d’un organisme unicellulaire, mobile, ressemblant à une spirille. Des essais de culture sur différents milieux (Barnes, patate-dextrose-agar, bouillon, glucose-agar, décoction de pruneaux, Kellerman, etc.) donnèrent des résultats négatifs. La maladie est connue à Saint-François-de-Sales et à l’Anse-à-l’Orme. Les arbres ne paraissent pas en souffrir. De plus, René Pomerleau a observé un érable, au Sault-au-Récollet, qui serait atteint de la même maladie.
Nous connaissons actuellement 149 espèces de rouilles dans la province de Québec. Elles sont réparties dans dix-huit genres et deux familles. Toutes ces espèces parasitent 280 espèces de plantes supérieures, représentant 50 familles et 150 genres. Ce travail a nécessité l’examen de toutes les publications qui concernent les Urédinales du Québec et aussi de chaque spécimen québécois de l’herbier phanérogamique de l’Université de Montréal. Cette dernière partie a fourni une vingtaine d’additions importantes et une liste de 78 espèces d’hôtes signalés pour la première fois chez nous ou entièrement nouveaux.