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La poursuite de l'inventaire et de l'étude, amorcés dans cette région en 1952, a contribué à accroître nos connaissances sur ce groupe d'insectes. Chaque année une ou plusieurs espèces viennent s'ajouter au lot initial pourtant considérable (71 espèces). Parmi les douze espèces découvertes de 1955 à 1959, on insistera sur celles qui présentent le plus d'intérêt.
Des pièges installés de façon à retenir dès leur métamorphose tous les insectes qui accomplissent leur cycle en eaux courantes permettent d'étudier non seulement la variété des espèces présentes mais également le moment où chacune boucle son cycle ainsi que l'abondance respective de chacune. Les données recueillies en 1959 sur la durée et la période de métamorphose des Simulies seront comparées à celles de 1958; les facteurs de variation de comportement seront discutés.
La truite mouchetée indigène consomme surtout de petites proies: cladocères, larves aquatiques d'insectes, insectes terrestres qui tombent à l'eau. Elle ne sait que faire des ménés qui fourmillent parfois dans son habitat. L'examen de plus de deux cents estomacs de truites en provenance de cinq lacs témoigne de cet avancé. A une même période de la saison, la variété dans les proies est plus accentuée entre les divers lacs qu'au sein d'une même étendue d'eau.
La comparaison du contenu de l'estomac de truites indigènes et de truites provenant d'ensemencements en rivière démontre que cette espèce est lente à s'adapter à son nouveau régime. Habituée à recevoir sans efforts son quota d'aliments journaliers, elle est paresseuse à rechercher elle-même son vivre; toutefois, le comportement ne semble pas identique chez tous les sujets.