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La complémentation des verbes psychologiques

JL

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Juliette Lawson-Gnaba

Résumé de la communication

Les verbes employés de façon transitive prennent pour complément d’objet soit un syntagme nominal, soit une complétive, soit une infinitive. Toutefois, la sélection des compléments par le verbe semble être régie par des règles sémantiques, comme le montrent le contraste de grammaticalité des exemples suivants : Marie connaît Jean/*Marie connaît que Jean est gentil; *Marie sait Jean/Marie sait que Jean est gentil. La classe des verbes psychologiques offre à cet égard une dichotomie complémentale sur laquelle il est intéressant de s’arrêter. Les verbes psychologiques (Rizzi-Belleti 1988), appelés ainsi parce qu’ils dénotent un contact entre deux entités dont l’une est affectée mentalement (Bouchard 1995), se subdivisent en deux sous-classes : ceux dont l’objet représente l’entité affectée (Le tonnerre effraie Marie) et les autres, dont le sujet représente cette dernière (Marie craint le tonnerre) (Ruwet 1993, Pesestsky 1992). La première classe ne sélectionne que des syntagmes nominaux (Le tonnerre effraie Marie/*Le tonnerre effraie que Marie se cache) comme objets, tandis que la deuxième classe sélectionne autant des syntagmes nominaux que des complétives (Marie craint le tonnerre/Marie craint que le tonnerre gronde encore). Le but de cette étude est de rendre compte des motivations sémantiques présidant à la différence de complémentation entre ces deux classes.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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