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Peut-on prédire la sévérité des infections à C. difficile (ICD) en se basant sur l’analyse génotypique et phénotypique des souches bactériennes?

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Stéphanie Sirard

Résumé de la communication

''Clostridium difficile'' est la principale cause de diarrhées nosocomiales liées à la prise d’antibiotiques. La souche hypervirulente NAP1/027 est apparue récemment et a causé de nombreuses épidémies en Amérique du Nord et en Europe. On assume généralement que cette souche produit plus de toxines, sporule davantage, provoque des infections plus sévères menant à des complications et est souvent associée aux cas de récurrence. Toutefois, les données sont parfois contradictoires à ce sujet. L’objectif de notre recherche est donc de déterminer si la sévérité des ICD peut être prédite en fonction du génotype et de certains phénotypes bactériens associés à la virulence, comme la production de toxines et la sporulation. Pour ce faire, 20 isolats cliniques associés à des ICD de sévérités différentes ont été caractérisés par des méthodes de typage courantes, incluant le ribotypage par PCR, le typage des répétitions en tandem, la détection des toxines A, B et CDT, ainsi que le séquençage du gène ''tcdC''. Les taux de sporulation et de production des toxines A et B ont aussi été évalués ''in vitro''. Nos résultats démontrent que les méthodes de typage utilisées ne permettent pas de prévoir avec certitude le phénotype bactérien ni de prédire la sévérité des ICD. Ainsi, soit la sévérité des ICD dépend davantage de l’état du patient, soit d’autres marqueurs moléculaires plus discriminatoires sont nécessaires pour établir des corrélations entre le génotype et la sévérité des ICD.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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