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Gabriel Cyr : Université Laval
La présentation portera sur l'évolution spatiale des déplacements de consommation et de l'offre commerciale entre 2001 et 2006 dans la région urbaine de Québec. Le territoire étudié correspond à celui de l'enquête Origine-Destination (O-D) de 2001 réalisée par le ministère des Transports du Québec (MTQ) et le Réseau de transport de la Capitale (RTC). Les données utilisées proviennent des enquêtes O-D et du recensement canadien des années 2001 et 2006.
La période à l'étude est marquée par une forte augmentation du nombre de magasins-entrepôts, lesquels sont majoritairement situés en périphérie urbaine et sont difficilement accessibles sans voiture. Entre 1978 et 2000, 34 magasins-entrepôts sont construits dans la région urbaine de Québec. De 2001 à 2006, la popularité de ce type de commerce explose avec la construction de 30 nouveaux magasins.
Les résultats traiteront de l'évolution de l'offre commerciale, obtenue par analyse centrographique, ainsi que de l'évolution des caractéristiques des déplacements vers les commerces. Pour ce deuxième point, les temps et distances des déplacements commerciaux des enquêtes O-D, simulés sur TransCAD par l'équipe du CRAD, seront analysés. De plus, les déplacements commerciaux vers les épiceries et les magasins-entrepôts seront décrits en fonction de caractéristiques spatiales et sociales. Enfin, les résultats feront part de l'accessibilité aux épiceries de la région urbaine de Québec, en lien avec le concept de désert alimentaire.
À travers les concepts de dynamiques urbaines et de diversification des comportements de mobilité, le colloque proposé vise à faire le point sur les liens à court et moyen termes qui relient les pulsations de la ville et la rémanence de l’étalement urbain, dans un contexte où les villes doivent innover pour viser le développement durable. Par exemple, depuis quelques décennies, on voit émerger des formes de mobilité qui offrent des alternatives à l’automobile : covoiturage, autopartage, transport à la demande, etc. Pourtant, les processus de périurbanisation et d’étalement urbain observés depuis le milieu du 20esiècle caractérisent encore les villes occidentales et il ne semble pas y avoir d’évidence de ralentissement. Dans quelle mesure la mobilité individuelle permet-elle de prévoir les transformations de la ville? Est-ce que l’émergence de nouveaux comportements de mobilité contribuera aussi à transformer la ville? Quel est le potentiel de diffusion de ces comportements émergents liés aux innovations en transports actifs et alternatifs? Quel est l’impact du redéploiement des activités commerciales sur les mobilités quotidiennes et hebdomadaires? Va-t-on dans le sens du développement durable? Comment l’étalement urbain a-t-il évolué depuis 20 ans et quelles sont les perspectives d’avenir? Pour ce colloque, nous considérons deux échelles spatio-temporelles. D’une part, celle du court terme et de l’espace urbain pour étudier certains comportements émergents de mobilité quotidienne en lien avec les caractéristiques socio-économiques des citadins, leur accès aux marchés de l’emploi et de la consommation, la réduction des nuisances environnementales et des coûts, ainsi que les effets sur la qualité des milieux de vie et la santé des populations. D’autre part, l’échelle du long terme dans l’espace régional urbain pour étudier le lien entre l’accès au marché résidentiel, l’étalement urbain, la pression sur l’environnement et la qualité des milieux de vie.
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