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Lisa-Marie Gagnon : Ville de Percé
La Ville de Percé en Gaspésie, à l'instar de plusieurs autres municipalités éloignées des grands centres, subit des tensions démographiques et économiques qui ont un effet direct sur la qualité de vie des résidents. Ce grand territoire, dont le village centre est le pivot de l'industrie touristique gaspésienne qui s'anime d'une grande frénésie tous les étés, cache une réalité citoyenne désolante avec laquelle Percé doit composer. L'éloignement géographique et une économie basée presque qu'exclusivement sur les ressources naturelles et le tourisme d'été fragilisent ce milieu. Diverses initiatives ont été mises de l'avant depuis quelques années, mais manquent d'arrimage les unes avec les autres et ne s'articulent pas encore autour d'une vision commune. La Ville a entrepris une démarche visant à se doter d'une vision de développement globale et à long terme pour son village centre, respectueuse de l'identité culturelle et de l'écologie des lieux et intégrant les différentes initiatives et préoccupations de la communauté. Grâce à différents outils de concertation et l'élaboration d'un projet de design urbain, la Ville souhaite rassembler, autour d'objectifs communs, tous les acteurs concernés par la vitalité du village centre : instances décisionnelles, citoyens, entreprises, intervenants touristiques, organismes de développement. À travers la présentation de cette démarche Percé, Milieu de vie!, les principaux enjeux et défis seront abordés.
Ce café des arts et des sciences propose de revisiter la perception courante du design comme activité de pure création artistique et d’en rebâtir une plus juste en tant qu’activité de production de connaissances faisant appel à des savoirs scientifiques, techniques, éthiques et esthétiques. Il vise aussi à illustrer la fertilité de croiser recherche en design et recherche scientifique à travers des processus participatifs pour examiner des problèmes sociaux complexes et identifier des avenues plausibles de solutions. Les objectifs de la journée sont ainsi : 1. de sensibiliser les chercheurs à la légitimité de la recherche en design comme mode de production des connaissances ; 2. de montrer la fertilité de croiser la recherche en design avec la recherche scientifique dans des programmes transdisciplinaires de recherche et d'action autour de défis sociaux complexes liés à l'aménagement du territoire ; 3. d’illustrer la plus value de professionnels formés en design au sein des milieux institutionnels de recherche et vice versa, de professionnels formés en recherche au sein de la pratique privée en architecture et en urbanisme, et 4. de montrer avec des exemples concrets comment le processus de design participatif, dans sa capacité à intégrer les évidences scientifiques et la participation, contribue à réduire l’écart entre chercheurs, praticiens et citoyens. Quatre sessions thématiques s'enchainant les unes aux autres sont prévues pour rencontrer ces objectifs, à partir de courtes interventions d’invités provenant des milieux de l’enseignement de l’architecture, de l’urbanisme, de la sociologie, mais aussi de milieux institutionnels de recherche et de la pratique privée en architecture et en design urbain, ainsi que de généreuses périodes d’échanges avec l’audience. Il s'agit également d'une journée célébrant le 20e anniversaire du programme de maîtrise en design urbain de l'École d'Architecture de l'Université Laval et, plus spécifiquement, le croisement de l'enseignement du design urbain avec la consolidation de la recherche fondamentale et participative. Y sont conviés notamment tous les diplômés de ce programme ainsi que les étudiants ayant complété des mémoires ou des thèses en études urbaines. Pour clore l’évènement, deux grandes conférences publiques : celle de Ian Bentley, professeur émérite à la Oxford Brookes University dont l'ouvrage Responsive Environments (Taylor and Francis, 1985) nourrit l'enseignement du design urbain à l'Université Laval depuis 20 ans et celle d'Alberto Magnaghi, professeur émérite à l'Université de Florence dont l'ouvrage Le projet local (Mardaga, 2003) stimule les réflexions plus récentes des professeurs impliqués dans l'enseignement de cette discipline, mais aussi les chercheurs du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les banlieues (GIRBa).