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Sophie Blais : UQAM - Université du Québec à Montréal
Initialement interdites dans les mines ontariennes en dehors des bureaux administratifs, les femmes ont peu eu accès au monde du travail et la grande majorité d'entre elles ont été confinées à leur rôle d'épouse ou de mère de famille. À ce double titre, les femmes ont joué un important rôle dans l'histoire du Nord ontarien en accomplissant un travail non rémunéré dans les foyers.
Dans les villes minières de Timmins, Kirkland Lake et Sudbury, ce sont les femmes, jusqu’au milieu du 20e siècle, qui, en plus d’assumer les responsabilités domestiques et familiales, tiennent les budgets et s’assurent du bien-être des membres de la famille. Si les femmes ne participent pas directement au travail minier, elles vivent toutefois les frustrations et les espoirs ramenés à la maison par le mari. Le travail se vit aussi à la maison et c’est pourquoi la présence quotidienne des femmes dans les ménages symbolise aussi leur contribution dans l'histoire du travail.
Cette recherche inédite cherche à éclairer le récit des femmes de mineurs, personnages souvent oubliés dans l'histoire du Nord ontarien. Nous présenterons notamment les points de vue des femmes à l'égard du travail minier en examinant comment les perceptions de la dangerosité du travail se modifient à travers les générations.
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