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Jean-Christophe Blesius : Université Paris-Est Sup
Certains « grands immeubles » peuvent être sources de risques majeurs. C'est le cas de la plupart des établissements industriels qui fabriquent, manipulent, ou entreposent des produits dangereux. Ces installations, qui peuvent connaître des événements tels que l'incendie, l'explosion ou la fuite toxique, côtoient de manière parfois très étroite d'autres constructions notamment résidentielles. Cette cohabitation est palpable dans l'est de Montréal, et des réponses sont apportées pour éviter, autant que faire se peut, le divorce entre ces deux catégories d'immeubles. Il s'agit en effet de diminuer l'ensemble des risques en présence sur tout un territoire. Certaines réponses telles que la mise en œuvre de mesures de mitigation, ou bien la volonté de créer de « nouvelles synergies industrielles », permettent l'atteinte de cet objectif. En revanche, des axes se révèlent intéressants à explorer, à l'image de celui lié à l'aménagement du territoire, en particulier au regard des possibles travaux prescriptibles pour renforcer les bâtiments d'habitation. Face à cette cohabitation difficilement résorbable, il semble que les réponses doivent concerner les établissements industriels d'une part, mais aussi les bâtiments résidentiels d'autre part et ce, dans le but de créer (ou de renforcer) le bien être général de ce territoire. Une telle prise en compte constituerait en effet un gage de « valorisation » à tous les niveaux de l'ensemble du territoire, notamment en termes de valeurs immobilières.
Le développement d’indicateurs, de mesures, de certifications et de notations des immeubles durables et mieux adaptés à un développement urbain durable; les innovations dans le domaine du contrôle interne et des processus de gestion des risques opérationnels qui permettent un meilleur suivi et une meilleure évaluation de la gestion des immeubles complexes tout en permettant l’intégration des sources variées de ces normes (par exemple : les référentiels en gestion des risques du COSO, de Enterprise Risk Management (ERM), de ISO 31000 et des nouvelles normes comptables IFRS et autres). ??
Ce colloque est organisé par Andrée De Serres, titulaire de la Chaire Ivanhoé Cambridge d’immobilier ESG UQAM, Benoît Robert, professeur et directeur du Centre Risque et performance, École Polytechnique Montréal, et Pierre Romelaer, professeur, Université Paris Dauphine.
L’objectif principal de ce colloque est de stimuler la recherche sur les innovations dans le domaine de la gestion des risques des projets immobiliers complexes sous les thèmes suivants :??
– ??les développements innovateurs en gestion des risques et en développement de la résilience des immeubles complexes, incluant la prise en compte de leurs interdépendances systémiques avec les infrastructures, les services essentiels et les autres immeubles;
– ??les développements innovateurs au niveau des plans d’aménagement urbains facilitant la construction d’immeubles durables, mieux adaptés aux changements climatiques et aux nouveaux?? enjeux sociaux, démographiques, environnementaux, politiques, culturels et éthiques de l’environnement dans lesquels ils évoluent;
– ??la mise en œuvre des arrangements et des montages contractuels innovateurs permettant une meilleure répartition des risques, des pouvoir de décision, de contrôle et des bénéfices tout au long des différentes étapes du cycle de vie des projets, soit la conception, la construction et l’exploitation des grands immeubles des centre-villes et des immeubles à usage mixte.??
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