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Créer des ponts entre les nouvelles formes de participation des jeunes et les lieux de pouvoirs : le cas de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB)

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Noémie Brière-Marquez : CRÉ - Conférence régionale des élus de Montréal

Résumé de la communication

Bien qu'ils soient attachés au principe de la démocratie et déterminés à améliorer le monde, les jeunes d'aujourd'hui sont nombreux à éviter la politique traditionnelle. Comme en témoigne le déclin de la participation électorale chez les 18-34 ans d'année en année, ils ne sont pas pour autant désengagés en tant que citoyens, préférant souvent s'investir dans les sphères publiques et sociales de la société plutôt qu'en politique. Néanmoins, l'importance de susciter chez eux un intérêt pour la démocratie et la participation citoyenne fait consensus. En ce sens, le FJÎM a lancé en 2002 l'initiative Prends ta place, laquelle vise à favoriser une présence accrue de la jeunesse dans les lieux décisionnels. Dans le cadre de ce colloque, le FJÎM souhaite présenter les fruits de son partenariat fructueux avec la CSMB, constituant à ses yeux un parfait exemple de processus de participation des usagers au sein d'une organisation publique. En effet, cette initiative en plein essor et unique au Québec permet aux élèves d'acquérir une tribune privilégiée au sein de leur commission scolaire, en leur accordant une influence concrète sur la planification stratégique de la CSMB de même que les moyens de réaliser des projets communs à l'échelle de la commission scolaire. Seront donc abordés dans le cadre de cette présentation, les aspects pratiques du processus en question, les défis à entrevoir ainsi que les clés du succès de cette initiative.

Résumé du colloque

Ce 7e colloque organisé en partenariat avec l’Institut du Nouveau Monde (INM) propose d’approfondir la compréhension des tensions entre la participation et la démocratie en explorant trois thèmes de la pensée de Jacques T. Godbout : 1) les effets pervers de la participation en démocratie; 2) les relations entres les professionnels et les usagers; et 3) l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. Ce colloque sera l’occasion de réfléchir à la pertinence de cette analyse pour le Québec en présence de l’auteur.

Il y a un peu plus de 30 ans, Jacques T. Godbout, présentait dans son livre La participation contre la démocratie un regard critique et lucide sur les tensions entre la démocratie représentative et les dispositifs de participation mis en place par les gouvernements pour légitimer leurs actions en instrumentalisant la parole des citoyens.

La démocratie des usagers poursuit cette réflexion et problématise les effets pervers de la participation des citoyens dans le contexte des sociétés libérales contemporaines. Il démontre que la relation expert-usager se substitue au lien politique dans les différents programmes et organismes de l’État. En faisant la promotion de la participation au sein de la relation professionnels-usagers, l’État affaiblit, voire évacue, la possibilité du jeu démocratique.

La participation n’a pas que des effets pervers. Jacques T. Godbout s’est également penché sur l’articulation entre la participation et l’innovation sociale. La participation permet-elle de développer une société innovante et comment?

Il s’agira, au cours de ce colloque, de réfléchir aux thèmes proposés par Godbout, de les confronter à des cas d’actualité et d’en comprendre la portée 30 ans plus tard...

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 15 mai 2014

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