pen icon Colloque
quote

Du « souci de soi dans le monde » au « souci de soi dans la vie »? Réflexions sur le concept de souci dans la phénoménologie de la vie de Michel Henry

FS

Membre a labase

Frédéric Seyler : DePaul University

Résumé de la communication

Dès 1963, avec la parution de son premier ouvrage L’essence de la manifestation, Michel Henry entreprend une critique du concept de Dasein chez Heidegger ainsi que de celui de « souci » (Sorge) qui lui est associé. Du point de vue du renouveau de la phénoménologie comme phénoménologie de la vie, point de vue qui constitue le projet de Michel Henry, ces deux concepts sont, en effet, d’emblée orientés vers ce qui doit être essentiellement distingué de la vie comme affectivité, à savoir le monde. Henry reprendra cette approche en 1996 dans C’est moi la vérité en lui donnant une tournure plus éthique, et en opposant le « souci de soi dans le monde » à un soi qui s’abandonne à la Vie comme absolu. L’idée centrale est ici que la structure même du souci est, en tant qu’elle se nourrit d’une projection dans l’extériorité, nécessairement dans l’incapacité de rejoindre le soi vivant. En reprenant cette critique et en l’étoffant d’une analyse de différentes formes que peut prendre le souci, telle la narrativité par exemple, l’intervention se proposera aussi d’interroger l’alternative suggérée par Michel Henry, notamment en demandant s’il peut alors exister quelque chose comme le « souci de soi dans la vie » entendue comme immanence affective. L’enjeu philosophique central de cette question renvoie au rôle éthique du souci dès lors que l’on considère la vie comme affectivité.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 12 mai 2017

Découvrez d'autres colloques

Autres communications du même congressiste :