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Pour une conjugaison entre économie politique du numérique et écologie sociale. Articulation théorique sur l’impasse socioécologique de la plateformisation

JB

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Jacob Boivin : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

La critique écologique des plateformes et de l’IA peine à prendre forme et à s’imposer dans le débat public, académique et industriel. On assiste cependant depuis 2020 à l’émergence d’un courant d’analyse qui s’articule autour de la notion d’IA verte. Cette dernière consiste à mettre de l’avant la recherche en IA qui prend en compte ses coûts environnementaux (Verdecchia et al., 2023; Rolnick et al., 2021). Ces travaux soulignent, par exemple, l'importante consommation énergétique et la production de GES engendrée par l'entraînement des modèles (Strubell et al. 2019; Wu et al., 2021) et par le déploiement de l’IA générative tout particulièrement (Lucionni et al., 2020; 2022), la problématique tendance exponentielle de la taille des modèles et du travail de computation (Bender et al., 2021; Kaack et al., 2021) ainsi que l’extractivisme sur lequel reposent ses technologies (Pitron, 2021; Iozar, 2024). Il en ressort une trajectoire actuellement incompatible avec un déploiement soutenable de l’IA (Cowls et al., 2023).

Résumé du colloque

En 2022-2023, l’apparition de l’IA générative a bouleversé nos sociétés, et ce, particulièrement du point de vue informationnel, médiatique et culturel. Bien qu’associée à des promesses de démocratisation et de progrès, l’IA générative a rapidement été cooptée par les GAFAM (Google, Apple, Facebook [Meta], Amazon et Microsoft – à qui on ajoute parfois Tesla et Nvidia), qui s’en sont servis pour augmenter leur pouvoir épistémique et infrastructurel. Cette capture du pouvoir de l’IA par des géants de la technologie crée selon nous plusieurs défis qu’il est impératif d’analyser de manière critique et interdisciplinaire. Parmi ces défis, mentionnons :

Face à tous ces bouleversements, il nous semble indispensable de se regrouper pour penser ces enjeux de manière interdisciplinaire et critique. De plus en plus, les plateformes numériques sont des faits sociaux totaux qu’il est impossible d’appréhender de manière isolée. Plus précisément, le colloque s’oriente autour des quatre axes suivants : 1) la mutation des pratiques informationnelles à l’ère de l’IA générative; 2) l’économie politique de l’IA et la régulation des GAFAM; 3) l’économie de l’attention, la gouvernance algorithmique et les agents conversationnels; et 4) la dépendance aux plateformes, les problèmes des écrans, la désinformation en ligne et la polarisation politique.

Contexte

section icon Date : 9 mai 2025

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