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L'aptitude linguistique : une question de rythme d'apprentissage et un indicateur des forces et des faiblesses cognitives des apprenants

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Sonia El Euch

Résumé du colloque

Les recherches sur les différences individuelles (l'âge, la motivation, l'aptitude, etc) ont démontré que l'aptitude linguistique génère les corrélations les plus significatives avec la réussite en apprentissage des langues (Skehan 1989: 8). Nous avons entrepris une recherche dans le but de démontrer que les caractéristiques aptitudinales (l'habileté de codage phonémique, la sensibilité grammaticale, la capacité d'induction linguistique, et la capacité de mémorisation) telles que évaluées dans le MLAT (Modern Language Aptitude Test, Carroll & Sapon, 1959) pourraient aider à identifier et à décrire les forces et les faiblesses cognitives des apprenants. C'est dans cette même perspective que Skehan (1986) et Wesche (1981) se sont intéressés aux types d'apprenants à partir de données cognitives. Wesche a considéré l'information aptitudinale tout en adoptant une approche pédagogique afin d'étudier l'interaction entre le type d'apprenants et la méthodologie d'enseignement. Pour contrecarrer l'aspect subjectif de l'étude de Wesche, Skehan a adopté une approche empirique et s'est fixé pour objectif principal l'identification de catégories d'apprenants en utilisant l'analyse par grappes. Toutefois, il a conclu que ses résultats n'ont pas de validité externe puisque les participants étaient exposés aux mêmes conditions d'enseignement. Dans le but de réaliser une recherche empirique et d'établir une validité externe, nous avons adopté la méthodologie suivante: Cinquante-huit volontaires anglophones étudiant le français ont participé à l'étude. Pour identifier des groupes d'apprenants ayant des caractéristiques aptitudinales similaires, nous avons utilisé l'analyse par grappes et l'analyse discriminante lesquelles nous ont permis d'identifier, d'une part, les forces et les faiblesses des apprenants, et d'autre part, deux types majeurs d'apprenants: ceux qui se basent sur l'analyse de la langue, et ceux qui se basent sur la mémoire. Ces résultats pourraient avoir des implications en enseignement d'une langue seconde. Les syllabus et les cours pourraient être organisés ou modifiés à la lumière du rythme d'apprentissage des apprenants et de leur profil cognitif. Le matériel et les ressources pourraient être choisis en fonction des forces et des faiblesses des apprenants. De plus, on pourrait adopter une méthodologie d'enseignement appropriée à chaque type d'apprenants afin de rendre l'apprentissage plus efficace, comme l'a démontré Wesche (1981).

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
manager icon Responsables :
Zélie Guével
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Linguistique

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Thème du colloque :

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