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Réinventer des pratiques citoyennes en situation d'exclusion : le cas des sans-statut algériens

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Julie Mareschal

Résumé du colloque

''« On est en train de vivre dans l’incertitude (…) C’est une souffrance qui là, qui est là sans cesse. Je ne peux pas passer un moment sans penser à ça. (…) Ça me révolte! (…) Des fois le stress part, ça touche un peu la vie familiale, ça touche un peu les enfants. Des fois je perds les pédales, des fois je ne sais pas sur quel pied danser »'' raconte une mère d’origine algérienne arrivée au Canada en 1996 à qui l’on a refusé l’asile politique. Ni réfugié ni clandestin, on dit qu’elle est « sans-statut ». Lorsque ces propos ont été recueillis, en 2001, le moratoire n’avait pas encore été levé sur les déportations des réfugiés algériens déboutés. Malgré le temps qui s’était écoulé, cette femme n’était pas au bout de ses peines… Le 5 avril 2002, le Canada lève le moratoire sur l’Algérie. En tout, plus d’un millier d’Algériens vivant au Québec étaient menacés de déportation. Cet échange a pour objectif de dresser un portrait des conditions de vie, des stratégies d’insertion ainsi que de la lutte qu’ont menée les sans-statut algériens au Québec. À travers leur parcours migratoire, nous allons explorer la notion de pratiques citoyennes en situation d’exclusion. De 1997 à 2002, quelles étaient les difficultés rencontrées par ces demandeurs d’asile déboutés ? Comment ont-ils réagi à l’annonce de la levée du moratoire ? Quel rôle ont joué les Québécois « avec statut » dans leur périple? Et aujourd’hui, qu’en est-il de leur situation ?

Contexte

manager icon Responsables :
Karoline Truchon
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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